Jugement de Pâris

 
 

La Discorde jette une pomme d’or au milieu des invités des noces de Pelée et Téthys, dont elle ne faisait pas partie, qui porte la mention « à la plus belle ». Jupiter refuse de prendre parti dans la querelle qui suivit entre Junon, Minerve et Vénus, chacune prétendant au titre. Jupiter confie à Hermès le soin de conduire les déesses sur le mont Ida où le berger Pâris, fils de Priam, est désigné pour arbitrer. Junon promet à Pâris la domination de l’Asie et la richesse, Minerve lui promet la victoire au combat, la beauté et la sagesse, quant à Vénus, elle lui promet Hélène, la plus belle des mortelles. Pâris choisit l’amour d’Hélène, et tend la pomme à Vénus. Priam, sous l’influence de Vénus et refusant d’écouter les prédictions sur la chute de Troie, nommera Pâris ambassadeur de la ville auprès du roi de Sparte, Ménélas. Pâris sera chaleureusement accueilli par Ménélas, dont il séduira la femme, Hélène. Pâris s’enfuira avec les riches trésors qu’emplissaient les coffres de Ménélas et avec Hélène, passionnément amoureuse de lui. Junon jettera les fugitifs sur la côte de Sidon en Phénicie, sur laquelle règnera Pâris avant de rejoindre Troie.  Ménélas mobilisera l'ensemble des princes grecs, pour former une armée, afin de délivrer sa femme. Ces princes grecs avaient scellé une alliance à le demande de Tyndare, le père d'Hélène, qui avait suivi les sages conseils d'Ulysse réunissant ainsi les prétendants de sa fille. Ménélas confiera le commandement en chef à son frère Agamemnon. Le récit de "L'Iliade" d'Homère commence au début de la dixième année du siège.
Parmi les scènes mythologiques, le Jugement de Pâris dont de multiples représentations ornent des vases grecs et des bas-reliefs antiques, connut une grande faveur de Nord et du Sud de l’Europe, du Moyen Age au XXème siècle.

  • photo 1 : P.P. Rubens, "Le Jugement de Pâris", c. 1639, museo del Prado, Madrid.