Periode de 1830 à 1850.
Après le renversement de Charles X en juillet 1830, Louis-Philippe d'Orléans s'impose difficilement et la monarchie de Juillet peine à trouver une réelle stabilité. 1848, les révoltes parisiennes renversent le pouvoir, Louis-Philippe s'enfuit en Angleterre, et la République est proclamée.
On abandonne les bois clairs employés par le style Charles X, au profit des tons sombres de l'acajou, du chêne et du noyer. L'acajou flammé de Cuba est employé en placage, et apparaissent les bois noircis, plus fréquents sous Napoléon III. Le répertoire ornemental est minimaliste, l'emploi du bronze discret.
La commode droite comportant une haute doucine en tulipe sur le tiroir supérieur est le meuble phare du style Louis-Philippe, avec les lits bateaux, les armoires à glaces, le fauteuil Voltaire à haut dossier; le petit crapaud recouvert de tapisserie et les chaises à dossier bretzel.
Parmi les diffuseurs de ce style, citons Jacob-Desmalter et Bellanger, très appréciés de Louis-Philippe, qui participent à de nombreuses expositions internationales.
De très importants ateliers, qui connaîtront leurs heures de gloire sous le Second Empire, ouvrent et commencent à briller à cette époque : Grohé, Fourdinois, Froment-Meurice sont parmi les noms réputés.
Sous l'influence de l'architecte Viollet-le-Duc, naît une tendance baptisée "style Cathédrale". Ce style correspond à la reconnaissance de l'Art Médiéval français, encouragé par Victor Hugo, Théophile Gautier ou Walter Scott. Le néo-Gothique trouve son expression la plus forte dans l'architecture, se traduisant dans les arts décoratifs par la fabrication de chaises à la cathédrale, de portes de bibliothèque à fenestrages et des pieds tournés à multiples balustres. Quant au style Troubadour, il séduit toujours.