Achille Etna Michallon (1796-1822), La Manufacture de Sèvres (1817), Paris, Bibliothèque nationale de France.
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Paire de vases à oreilles à fond rose, 1758, Porcelaine tendre, bronze doré, Musée du Louvre.
Manufacture de Vincennes, Boîte à thé des Indes, 1753, biscuit de porcelaine, émaillée à l’intérieur, porcelaine tendre, Cité de la céramique, Sèvres.
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Décor aux oiseaux, assiette plate Duplessis, 1758, Porcelaine dure, Cité de la céramique, Sèvres.
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Enfants bougeoirs, d’après François Boucher, vers 1773, biscuit de porcelaine, Cité de la céramique, Sèvres.
Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, Service Litron aux décors de 3 ors sur couverte noire, Porcelaine dure, mise au point à la Manufacture de Sèvres vers 1770, Cité de la céramique, Sèvres.
Jean-Charles-Nicholas Brachard, Sucrier égyptien, 1802-1808, Frise de hiéroglyphes en or sur fond bleu à l’extérieur, intérieur doublé d’or ; socle en porcelaine dorée, Cité de la céramique, Sèvres.
Gravure du Musée de la céramique.
Vase Lancelle sans anse, décor riche, 1829, or et porcelaine dure, Cité de la céramique, Sèvres.
Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Flore accroupie, 1870, Biscuit de porcelaine, Cité de la céramique, Sèvres.
Habert-Dys Jules-Auguste (1850- 1927), Assiette, Service Lobé, 1888, porcelaine dure, or, Cité de la céramique, Sèvres.
Manufacture de Sèvres, Vase des Pommerets pins, 1903, porcelaine, Petit Palais, Paris.
Manufacture de Sèvres,Vase Saïgon, « Les limbes et les sirènes », Auguste Rodin et Albert Ernest Carrier-Belleuse, vers 1888, édition de 1934, Porcelaine dure, Musée Rodin, Paris.
Four à céramique de Sèvres, Dictionnaire de chimie industriel (Barreswil, A. Girard), 1864.
Jacques Emile Ruhlmann (1879 – 1933), Tasse et soucoupe Ruhlmann, vers 1930, décor blanc et or, vers 2000, Cité de la céramique, Sèvres.

Aujourd’hui Sèvres - Cité de la céramique, connue également sous le nom de Manufacture nationale de Sèvres et anciennement Manufacture de Vincennes, il s’agit probablement de la manufacture de porcelaine européenne la plus connue tant elle a concouru à l’évolution de la porcelaine depuis 1740.

En 1709, Johann Friedrich Böttger met au point la formule de la porcelaine dure grâce à la découverte d’un gisement de kaolin en Saxe : la porcelaine de Saxe est née. Il créé alors la première manufacture de porcelaine dure hors de Chine qui jouit d’un grand succès. Les manufactures de porcelaine tendre essaient alors de pallier cette concurrence, notamment la manufacture de Chantilly.

En France, Jean-Louis Henri Orry de Fulvy achète en 1738 à des ouvriers transfuges les secrets de fabrication de Chantilly et installe en 1740 un atelier de porcelaine tendre dans une tour du château de Vincennes.  Louis XV et Madame de Pompadour soutiennent ce projet, avec pour pareil objectif de concurrencer les porcelaines de Meissen et de Chantilly. Mais la Saxe gardera jalousement le secret de la porcelaine dure (composée à près de 75 % de kaolin) pendant près d’un demi-siècle, porcelaine dure pourtant si convoitée par les cours européennes.
 
Suite à la mort de Orry de Fulvy, la Manufacture de Vincennes devient royale en 1752 et répond à des commandes de grande envergure : outre Louis XV, l’impératrice de Russie commandera par exemple un service de table en 1754. C’est cette même année que le très connu Vase à oreilles commence à être produit. Ce vase, dont la forme est due à Jean-Claude Duplessis, est caractéristique du goût pour les décors poudrés de l’époque dans l’esprit de Boucher. Il séduira entre autres Madame de Pompadour ou encore le Prince de Condé, dont deux des exemplaires sont aujourd’hui conservés au Musée du Louvre.

Pendant cette période, la création de la Manufacture ne peut également échapper au goût naissant pour l’Orient. Cette Boîte à thé des Indes, datée 1753, fait partie des premiers objets créés par Vincennes, et, déjà, affirme l’esthétique légère et élégante qui caractérisera la production future de la fabrique.

La Manufacture, contrôlée entièrement par la Couronne, jouit ainsi d’une grande renommée et, pour répondre à des commandes toujours grandissantes, est transférée à Sèvres en 1756 dans un bâtiment plus important construit à l’initiative de Madame de Pompadour par l’architecte Lindet.

L’excellence des matières, des techniques et des créations, au goût du jour, concourent à la réussite de la Manufacture dont les modèles sont réalisés par des artistes de renom tel Duplessis père, orfèvre du Roi, créateur de nombreux modèles à partir de 1748, comme l’Assiette plate Duplessis, Décor aux oiseaux en 1758 dont la scène naturaliste révèle l’influence des l’histoire naturelle et de ses illustrations, alors très en vogue. Le Palais de l’Élysée utilise encore aujourd’hui, et depuis le Second Empire, des modèles de ce service au bleu de Sèvres (oxyde de cobalt incorporé dans la couverte) caractéristique de la manufacture.

A partir de 1752, ni émail ni décor ne sont ajoutés aux sculptures, laissées en biscuit, afin de les différencier de la production, polychrome, de Meissen en Saxe, et dont témoignent ces Enfants bougeoirs, imaginées d’après François Boucher vers 1773 pour orner les banquets de Versailles où l’art et les plaisirs de la table font partie des grandes préoccupations festives.  Ces porcelaines en biscuit marquent aussi la disparition des compositions en sucre.
 
En 1768, Pierre-Joseph Macquer et Robert Millot, deux chercheurs de la Manufacture de Sèvres découvrent le premier gisement de kaolin français près de Limoges : des porcelaines dures sont vendues à Sèvres deux ans plus tard, comme ce Service à café Litron, qui illustre tant le goût pour les chinoiseries que pour les dorures dont l’application est désormais facilitée grâce à la pâte dure.
Avec cette découverte, la Manufacture de Sèvres se développe véritablement, notamment à partir du début du XIXème siècle. Les productions se caractérisent alors par leur modernité et la diversité des styles.

Pendant le Premier Empire, les productions de la Manufacture ne manquent pas de célébrer Napoléon. Ses conquêtes sont ainsi évoquées par des créations dont le décor, alors tout à fait nouveau, est révélateur de la vague d’égyptomanie tels que ce Sucrier Égyptien conçu au retour de la campagne de Bonaparte.

La Manufacture est administrée jusqu’en 1847 par le savant Alexandre Brongniart qui participe à son rayonnement. Il met au point de nouvelles techniques, comme le calibrage ainsi que le coulage qui attire de nombreuses louanges lors de l’Exposition Universelle de 1851 . Il s’attelle par ailleurs à la création dès 1802 de la collection qui servira au Musée Céramique et Vitrique, premier musée exclusivement voué à la céramique et aux arts du feu ouvert au public en 1824. Le Musée entend alors présenter les céramiques de toutes les époques et de tous les lieux.

Avec la Restauration et le règne de Louis-Philippe, l’iconographie se diversifie et s’inspire de l’antiquité grecque comme du Romantisme ambiant. Ce vase Lancelle de forme ovoïde traduit ainsi le goût néo-classique.  Le Second Empire est quant à lui marqué à Sèvres par le retour de la sculpture, tombée entre temps en désuétude.
 
Bien que l’industrie se fasse de plus en plus pressante et présente à partir de la IIIème République, la Manufacture de Sèvres entend perpétuer des savoir-faire artisanaux et des techniques traditionnelles tout en se faisant l’écho des tendances nouvelles. Le Japonisme puis l’Art Nouveau ne tardent ainsi pas à investir les créations comme en témoignent ce Service Uni, au décor dessiné par Jules Auguste Habert-Dys, ainsi que ce Vase des Pommerets "pins".

C’est de cette époque que datent aussi les rares collaborations entre la Manufacture et Rodin dont le décor de ce vase Les Centaures est le témoignage. La forme a quant à elle était imaginée par Albert Ernest Carrier-Belleuse, autre grand nom ayant travaillé avec Sèvres.

C’est aussi pendant la IIIème République que sont construits les six grands fours au corps cylindrique séparé en trois niveaux par Ambroise Milet à partir de 1877, aujourd’hui classés monuments historiques. La cuisson qu’ils permettent – chaleur répandue de manière uniforme et enveloppante suivie d’un refroidissement très progressif – est à l’origine de la qualité inégalable des émaux et la taille des fours rend possible la production de pièces monumentales dont Sèvres s’est fait une spécialité.

En 1876, la Manufacture et le Musée sont transférés dans des bâtiments construits par l’État en bordure du parc de Saint-Cloud, bâtiments classés monument historique où une création contemporaine se poursuit tout au long du XXème siècle et aujourd’hui encore. Naissent ainsi pendant les années Art Déco des porcelaines épurées et minimalistes, comme cet ensemble de Tasse et soucoupe dessiné par Jacques Emile Ruhlmann (1879-1933). Car, ce qui caractérise la Manufacture, c’est bien sa capacité à créer de nouvelles formes et à puiser dans les thèmes modernes, création dont les Expositions Universelles se font les parfaites intercesseurs. Pour autant, la Manufacture ne cessera de s’adonner tout au long du XXème et en ce début de XXIème siècles à la réédition de ses modèles phares, toujours synonymes d’excellence en matière de porcelaine à la française.

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