Portrait de Moïse Michelangelo Guggenheim
Crédence dessinée et éditée par Guggenheim, pour le Salone delle Quattro Porte du Palazzo Papadopoli. Style Néo-Renaissance, inspiré de la deuxième moitié du XVIe siècle vénitien. Photographie du catalogue Guggenheim, 1899.
Crédence de Guggenheim, provenant du Salone delle Quattro Porte au Palazzo Papadopoli, style Néo-Renaissance, noyer sculpté, Galerie Marc Maison.
Vaisselier dessiné et édité par Guggenheim pour le Salone delle Quattro Porte du Palazzo Papadopoli. Style Néo-Renaissance, inspiré de la deuxième moitié du XVIe siècle vénitien. Photographie du catalogue Guggenheim, 1899.
Vaisselier de Guggenheim, provenant du Salone delle Quattro Porte au Palazzo Papadopoli, style Néo-Renaissance, noyer sculpté, Galerie Marc Maison.
Photographie du Salone delle Quattro Porte décoré et meublé par Guggenheim, au Palazzo Papadopoli. Style Néo-Renaissance, inspiration du XVIe siècle vénitien.
L’escalier d’honneur du Palazzo Papadopoli, par Michelangelo Guggenheim. Style Néo-Renaissance, inspiration du XVe siècle florentin.
Porte dans la chambre des stucs du Palazzo Papadopoli, décoration de Michelangelo Guggenheim. Style Néo-Rococo, inspiration du style Louis XV.
Chambre chinoise du Palazzo Papadopoli, décoration de Michelangelo Guggenheim. Style Néo-Rococo, inspiration des chinoiseries du XVIIIe siècle.
Le Palais Balbi, sur le Grand Canal, Venise.
Exposition permanente du Stabilimento d’arti decorative e industriali au Palais Balbi. Meubles Guggenheim, peintures anciennes et antiquités.

Dans la Venise de la fin du XIXè siècle, Michelangelo Guggenheim est un personnage notoire : antiquaire, collectionneur, fabricant de mobilier d’art et participant actif à la vie publique de la cité. Présent dans les comités de nombreuses expositions, il fut nommé Académicien du mérite de l’Académie royale des Beaux-Arts, Correspondant de l’Université de Vénétie, Commandeur de la Couronne d’Italie et Chevalier de l’Ordre des saints Maurice et Lazare. Il occupa une place particulièrement significative en tant que protagoniste du débat sur la réorganisation du Musée Correr, aux alentours des années 1880-1890.

Moïse Michelangelo Guggenheim naquit à Venise le 17 novembre 1837. Son père, Samuel Guggenheim, et sa mère, Sara Dettelbach, originaires du Duché de Baden, arrivèrent à Venise au cours des années 1820. Très vite, ils se consacrèrent à la collection et à la vente d’objets d’art, approfondissant ainsi leur connaissance des arts décoratifs, à une époque où, dans la majorité des pays d’Europe, la question du rapport entre les arts et l’industrie était l’objet d’un âpre débat.

Reprenant leur affaire, Michelangelo Guggenheim se fit le porte-voix de la nécessité de favoriser le développement des arts appliqués à l’industrie, y pressentant de futures possibilités économiques. Il fonda, en 1857, un « Stabilimento d’arti decorative e industriali », spécialisé dans la production de meubles de prestige. Propriétaire unique, il y était aussi directeur artistique et concepteur de toutes les œuvres. Il fut à l’origine d’un nouveau langage expressif attiré constamment vers les modèles passés, ce qui le mena à une réinterprétation des styles traditionnels. Ainsi, il fut régulièrement appelé pour réaliser l’ameublement complet d’intérieurs, adoptant une grande variété de styles. La production de mobilier sculpté, de bronzes et d’œuvres en pierre du Stabilimento Guggenheim, très influencée par le langage stylistique passé, répond au goût alors en vogue tant en Italie qu’à l’étranger. Ses œuvres, notamment le mobilier, furent présentées à l’ Exposition Universelle de 1873 à Vienne, ainsi qu’à celles de Milan en 1881, Venise en 1887 et Paris en 1889. Dans le cadre de la production de meubles d’art à Venise, Guggenheim fut le créateur le plus actif de l’époque et l’initiateur du réveil des arts appliqués à l’industrie. A une époque difficile pour l’industrie du meuble, il réussit à fonder cette usine de meubles artistiques et à les exporter à une échelle internationale, vers l’Amérique, l’Autriche, la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Produits à Venise, ils pouvaient être admirés et vendus aux plus hauts prix dans les grands magasins parisiens comme le Printemps.

L’usine Guggenheim, active jusqu’en 1910, établit son siège, à partir de 1879, dans le Palais Balbi où était présentée une exposition permanente des produits du fabricant et d’œuvres d’art antiques. En 1885, Guggenheim publia un opuscule où il donna de précieuses indications sur son activité. A cette date, on sait donc qu’il possédait « trois grands ateliers, chacun comptant une trentaine de travailleurs, artistes et ouvriers, nombre augmenté en cas d’importantes commandes », notamment pour les souverains ou les maisons importantes. Parmi toutes les commandes prestigieuses qu’il reçut des maisons régnantes et des riches aristocrates, un intérêt tout particulier mérite d’être porté au Palazzo Papadopoli , complètement restructuré entre 1874 et 1881. Là, Guggenheim va se servir du langage décoratif de plusieurs époques différentes, de la Renaissance italienne jusqu’aux périodes de Louis XIV à Louis XVI, en meublant chaque pièce dans un style bien déterminé. Quelques années plus tard, en 1899, un album relatant ces travaux fut publié. L’opération fut jugée tellement exceptionnelle que le Royaume de Bavière, en la personne du roi Louis II, remit à Guggenheim la médaille d’or du mérite pour la science et les arts.

Parallèlement à son activité d’industriel du mobilier artistique et de décorateur, Guggenheim hérita de ses parents celle d’antiquaire et de collectionneur d’œuvres d’art antique. Il était alors un des plus grands antiquaires de Venise. Il vendait des cruches, des tapis et des chandeliers aussi bien que des tableaux et des sculptures. Allant au-delà de ses intérêts commerciaux, il développa une véritable connaissance sur ces objets qui n’avaient pas uniquement une valeur esthétique ou documentaire, mais devaient être des modèles d’inspiration pour la production moderne. Spécialiste d’arts décoratifs, Guggenheim possédait une importante bibliothèque, considérée comme la plus grande du genre en Italie et qui comprenait la fine fleur des publications italiennes ou étrangères dédiées aux arts décoratifs et industriels. Il se consacra en outre à la publication de livres d’art.

Ces nombreuses activités n’empêchèrent pas Guggenheim de s’intéresser aux débats de la Cité et d’intervenir avec des articles portant sur des restaurations de monuments, sur le développement industriel et artistique et sur l’instruction.

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