Arthur ou James Tibbets WILLMORE, Lord George BYRON contemplant le Colisée de Rome, Bibliotheque des Arts Decoratifs, Paris, France.
Crouching Venus, Grand Tour marble statue after the Greek original, 19th century, Carrara marble. (Ref. #19145)
Giovanni Battista Piranesi (1720-1778), Grande galerie des sculpture construite sur des arcs et éclairé par le haut, L'Architecture et perspectives (Première Partie), ca. 1750, Eau-forte, Met Museum, New York.
Emil Brack (1860–1905), planification du Grand Tour, huile sur toile, Collection particulière.
Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Grande Odalisque, 1814, Musée du Louvre, Paris.
Théodore Deck (1823 - 1891), Vase de l'Alhambra, 1878, Musée des Arts Décoratifs, Paris.
Eugène Giraud, Théophile Gautier fumant son chibouk, 1862, Aquarelle, BnF, Paris.
Escalier de Cristal (Att. à), Scènes de chasse, Garniture en bronze à trois patines de style indien (Référence n°03208).

De la fin du XVIIème siècle à la fin du XIXème siècle, Le Grand Tour est le passage obligé pour tout jeune homme de bonne famille souhaitant parfaire son instruction. Il y termine ses humanités et ouvre son esprit à d'autres cultures, profondément liées à l'établissement de la société occidentale. Ce voyage initiatique n'a pas qu'une dimension intellectuel, il est également l'achèvement de l'éducation d'un homme ; c'est la sortie de l'enfance et l'affirmation de la virilité.

Le premier Grand Tour : L'antiquité gréco-romaine

La notion de Grand Tour est apparue à la fin du XVIIème siècle en Allemagne sous le nom de Junkerfahrt. Son autre dénomination était « Cavaliertour » – littéralement « Tour du Chevalier » - cette seconde appellation reflète le caractère aventureux de ce type d'expédition, qui consistait à s’enrôler militairement afin de voyager. Rapidement les anglais ont adaptés cette pratique pour en faire un voyage destinés à parachever la formation d'un « compleat gentleman ».

Ce circuit avait pour destination l'Italie et la Grèce. Pour être complet ce voyage commençait par la France avec le Classicisme de Poussin et du Lorrain et parfois par les maîtres hollandais. Ils se rendaient ensuite en Italie afin d'y contempler les maîtres de la Renaissance du Cinquecento, Raphaël, Michel-Ange et Léonard de Vinci, mais surtout l'antiquité romaine avec Pompéi et Herculanum. Enfin, ils arrivaient aux racines de la culture occidentale, c'est à dire la Grande Athènes du Vème siècle avec son Acropole.
Les jeunes gens apprenaient le grec ancien et visitaient des musées publiques ou privés afin de contempler les chefs d’œuvres. Si le Grand Tour permettait d'acquérir une grande connaissance, c'était également un marqueur social. Afin de prétendre appartenir à l'élite, on se devait d'avoir fait ce périple. Aussi ramenait-on beaucoup de souvenirs lors de ces excusions :

    • Comme les

Vedute

      – vues utilisant la perspective pour représenter des architectures urbaines, principalement du canal de Venise, avec le fameux Canaletto . On assiste alors à une grande production de tableaux utilisant ces codes. Ce courant est étroitement attachées aux tableaux de Giovanni Paolo Panini (1691 - 1765) dit « Pannini » et de Giovanni Battista Piranesi (1720 – 1778) dit « Le Piranèse ». Les œuvres de ce dernier ont fait l'objet d'une importante production de gravures.
    • Ce pouvait également être des

intailles

      – moulages de gemmes gravés représentant des œuvres d'art, constituant une glyptothèque portable – .
    • Il arrivait également que les plus fortunés rapportent des

éléments de statuaire

    imposants, en marbre, à l'image des chefs d’œuvres de l’antiquité. C'est notamment le cas pour notre Aphrodite accroupie (Ref. 19145).

Cette pratique fait évoluer la représentation du gentilhomme qui devient un homme de goût, avec une solide connaissance classique. La personnalité de George Gordon Byron (1788 - 1824) dit « Lord Byron » est le figure tutélaire de cette culture du Grand Tour.

Ces éducations influenceront beaucoup la fin du XVIIIeme siècle, qui voit apparaître le Classicisme comme rempart aux excès du rococo.
Un grand nombre de modèles permet une diffusion des codes de l'Antiquité. Cet âge d'or des arts offre le nouvel idéal artistique de l'époque. En France c'est Hubert Robert qui représente le mieux ce courant, en particulier avec ses Capriccio, compositions inventées réunissant différentes ruines antiques, ou encore ses musées imaginaires.
Une architecture plus sobre apparaît, c'est la mode du Palladianisme, inspiré des somptueux palais vénitiens de l'architecte de la renaissance Andrea Palladio (1508 – 1580).
Le mobilier et l'architecture intérieure suivra le même chemin, comme on peut le voir dans les œuvres de David. Ce grand peintre imagine avec Jacob un mobilier plus viril et massif, sur le modèle de ceux découverts dans les fouilles de Pompéi et d’Herculanum.

Pour aller plus loin : le Second Grand Tour, aux racines égyptiennes et mauresques

Plus tard le Romantisme naîtra de ces voyages. Il est le prolongement des paysages de ruines antiques occidentales dévorées par la nature. Cette nature devenue rare et précieuse avec l'urbanisation, chargée de mysticisme à l'heure de la révolution industrielle. En Allemagne elle inspirera notamment Caspar Friedrich.

Avec les guerres napoléoniennes le Grand Tour est plus compliqué et pousse les anglais à aller plus loin dans le bassin méditerranéen, à la rencontre de cultures millénaires : l'Egypte et les pays arabes. Ces destinations seront de plus en plus accessibles au fur et à mesure du XIXème siècle avec la machine à vapeur et le développement des modes de transports. Il est dorénavant possible d'aller plus loin et plus rapidement.

Ces voyages seront empreint des mystères de l'Orient, chargé d'un grand pouvoir de séduction et donnera naissance à l'Orientalisme. Les tableaux d'Ingres et de Delacroix, pourtant rivaux au Salon, représentent tous deux ce goût.
Les faïences moresques – comme par exemple celles d'Iznik – seront particulièrement appréciées pour leurs couleurs et Théodore Deck deviendra la grande figure de cet art, beaucoup plus tard, aux Expositions Universelles dans la seconde moitié du XIXème siècle.


Bibliographie

Gilles Bertrand, Le Grand Tour revisité : pour une archéologie du tourisme : le voyage des Français en Italie, milieu XVIIIe siècle-début XIXe siècle, Ed. École française de Rome, 2008.*


Edward Chaney, The Evolution of the Grand Tour: Anglo-Italian Cultural Relations since the Renaissance, 1998 et 2000.


- Andrew Wilton and Maria Bignamini, Exhibition Catalogue “Grand Tour: The Lure of Italy in the Eighteenth-Century”, London, 1996.


- James S. Ackerman, Palladio, Macula,‎ 1981.


- Lord Byron, Lettres et journaux intimes, Paris, Albin Michel,‎ 1987


- Irini Apostolou, L'Orientalisme des voyageurs français au XVIIIe siècle. Une iconographie de l'Orient méditerranéen, Ed. PUPS, coll. Imago mundi, 2009.

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