Louis Tocqué (1696-1772), Portrait de Marie Leczinska, 1740, musée du Louvre, Paris.
Alexis Simon Belle (1674–1734), Marie Leczinska avec le Dauphin, vers 1730, musée des Châteaux de Versailles et de Trianon.
Louis-Claude Vassé (1717-1772), Monument du cœur de Marie Leszczyńska, Église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy, marbre, 1770.
Jean Baptiste Van Loo (1684-1745), Maire Leczinska reine de France, vers 1725, musée des Châteaux de Versailles et de Trianon.
Daniel GOVAERS called GOUERS (goldsmith in 1717- death defore 1754) & Jean-Baptiste MASSE (1687-1767) (attr.à), Snuffbox with Marie Leczinska and Louis XV, Louvre museum, Paris. Daniel GOVAERS dit GOUERS (maître orfèvre en 1717- mort en 1754) & le miniaturiste Jean-Baptiste MASSE (1687-1767), Tabatière avec Marie Leczinska et Louis XV, musée du Louvre, Paris.
Bernard II Van RISEN BURGH (1700-1760), Commode laque et vernis martin du cabinet de retraite de Marie Leczinska au château de Fontainebleau, livrée en 1737. (Estampillée B. V. R. B.). Musée du Louvre, Paris.
Ecole Française du XVIIIe, mariage par procuration, Louis XV représenté par le duc d’Orléans, le 4 septembre 1725 à Strasbourg.

Biographie

Marie Leczinska (1703-1768), princesse de Pologne, reine de France (1275-1768), fille de Stanislas Leczinski et de Catherine Brin-Opolinska, est née à Trzebnica, en Silésie. Bref roi de Pologne et Duc de Lorraine et de Bar à titre viager, Stanislas Leczinski veilla à l’éducation de sa seconde fille alors qu’il était en exil, exil qui les mènera à Stockholm, puis la principauté des Deux-Ponts, et à Wissembourg en Alsace.

Louis XV tombe une énième fois malade en février 1725, le duc de Bourbon, premier ministre du royaume, craint que le duc d’Orléans, fils du défunt Régent et son rival, ne monte sur le trône. Il renvoie la jeune fiancée de Louis XV, l’infante Marie-Anne Victoire d’Espagne, et fait dresser par le secrétaire d’état Fleuriau de Morville une liste des partis envisageables. Marie Leczinska figure sur cette liste, notons qu’elle avait d’abord été pressentie pour être l’épouse du duc de Bourbon, pourtant elle n’a rien à apporter à la France. C’est pourquoi le duc de Bourbon et la Marquise de Prie, son intrigante amante, choisissent Marie, espérant sa reconnaissance une fois sur le trône et ainsi conserver le pouvoir.

Les intrigues de la cour conduisent au mariage de Marie Leczinska et de Louis XV célébré à Fontainebleau le 5 septembre 1725. Les rumeurs vont bon train sur la laideur de la reine, ses origines polonaises, sa stérilité, son manque d’esprit ; elle est considérée comme une vieille fille de vingt-deux ans (Louis XV était à peine âgé de quinze ans). Pourtant, Marie Leczinska parle six langues, danse avec grâce et a reçu une éducation accomplie. Les premières années de mariages sont heureuses, mais Louis XV, désormais âgé de vingt trois ans, est jeune et plein d’allant, il s’ennuie auprès de Marie qui est fatiguée par ses nombreuses grossesses (dix enfants). Le roi prend alors sa première maîtresse, la comtesse de Mailly, puis viendra la Marquise de Pompadour. Marie Leczinska maladroite, n’étant pas née dans une Cour, elle n’en connaissait pas les usages, ni la « terrible étiquette » de Versailles. Malgré les mises en garde de son père, elle voulut s’intéresser à la politique, ce qui n’était pas du goût de Louis XV. En 1726, elle convoqua le roi pour intervenir en la faveur du duc de Bourbon, qui risquait la disgrâce, mais elle perdit toute influence politique sur son mari. Peu à peu, Louis XV qui l’avait sincèrement aimée, la délaissa complètement, cependant elle lui restera très attachée.

Marie Leczinska vécut à Versailles, entourée d’un cercle restreint de courtisans, sur le modèle des fameux salons parisiens si caractéristiques de l’époque, s’adaptant au mœurs et coutumes du château, assumant ses devoirs incombant à son statut et jouissant d’une liberté jusqu’alors inconnue aux reines de France. Grande amatrice de musique et de peinture, elle peignait elle-même des aquarelles et elle est l’auteur d’un tableau figurant « une ferme » aujourd’hui conservé à Versailles. Elle fit venir à Versailles le castrat Farinelli en 1737, qui lui donna des cours de chant, ainsi que le jeune Wolfgang Amadeus Mozart en 1764. Le peuple la surnommait « la bonne reine » à cause de sa philanthropie, sa bonté et son infinie générosité envers les indigents.


La représentation de la monarchie


Au XVIIIè siècle, avant l'apparition de la photo les portraits royaux avaient comme principale fonction de faire connaître le visage des monarques. Afin de permettre une grande diffusion, ces œuvres originales étaient traduites sous forme de gravures, médium plus transportable et moins coûteux.

Ces gravures servaient ensuite à des artisans pour réaliser des copies sur différents supports : couvercle de tabatières, tableau, sculpture sur panneau de bois... Ces objets étaient le plus souvent faits sur commande par des particuliers qui souhaitaient prouver leur allégeance au Roi et à la famille Royale. Comme c'est le cas ici pour nos deux plaques de cheminée figurant Marie Leczinska (ref. : 9397 et 10285).


Au XIXè siècle, la question de la Restauration du pouvoir monarchique et le goût pour l’historicisme a développé cette production d'objets figurant des portraits de monarques.

 

(Illustration : Portrait de Marie Leczinska, Louis Tocqué, 1740, musée du Louvre.)


Louis Tocqué (1696-1772) fut l’élève de Nicolas Bertin puis de Hyacinthe Rigaud, avant d’être agréé à l’Académie le 13 août 1731. Il envoya cinquante portraits aux expositions de l’Académie de 1737 à 1759. Gendre de Jean-Marc Nattier, il fut avec de Largillière, un des peintres favoris de la haute société de l’époque. En 1757, l’impératrice Elisabeth l’appela en Russie où il séjourna deux ans et exécuta le portrait de cette souveraine. Puis il portraitura le roi et la reine du Danemark, avant de voyager dans les cours du nord de l’Europe où il fut somptueusement reçu.

De 1740, date l’important portrait d’apparat de la reine Marie Leczinska, conservé au musée du Louvre. Marie Leczinska se tient debout, vêtue du manteau de sacre et d’une robe décorée de motifs d’indiennes, désignant de sa main droite sa couronne posée sur un coussin fleurdelisé. Les rideaux pourpres, repliés, donnent davantage de théâtralité à ce portrait placé dans un riche décor d’architecture, de console et fauteuil en bois doré, qui incombe au statut de reine de France.

Quinze ans auparavant, vers 1725 le peintre Jean Baptiste Van Loo (1684-1745) réalisait un premier portrait. Le geste de la main vers la couronne était déjà présent et illustrait le rang de la jeune Reine de France.


Bibliographie

- Michel Antoine, Louis XV, Ed. Fayard, 1989.

- Simone Bertière, La Reine et la Favorite, Marie Leszczynska, Madame de Pompadour, Ed. de Fallois, coll. « Les reines de France au temps des Bourbons », 2000.

- Irena Tatiboit et Ambroise Perrin, Il faut marier Maria, Madame Louis XV, Princesse de Wissembourg, Ed. Bourg Blanc, 2012.

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