Le personnage de Mazaroz est atypique. Né à
Lons-le-Saunier, ami du peintre Gustave Courbet,
Paul Mazaroz est à la fois un mécène, un
sculpteur, mais aussi l’auteur d’essais
sociologiques et économiques.
Il entre dans l’atelier de Riballier à Paris, et
devient son associé après avoir épousé sa fille
en 1853. Commence alors une collaboration qui va
orienter la fabrique Riballier-Mazaroz vers la
modernité. En effet, suite à l’Exposition
Universelle de 1851, Mazaroz découvre l’usage de
la machine dans l’ébénisterie, telle que la
pratiquaient les Anglais. Il est le premier à
l’utiliser en France. Dès lors, il se qualifie
volontiers d’ « artiste industriel ». Cette
volonté de s’ancrer dans son époque et ses
progrès lui font éditer un recueil photographique
des créations de son atelier, en lieu et place
d’un simple catalogue de gravures .
Fournisseur de Napoléon III, son entreprise fut
une des plus prospères industries du Second
Empire et de la IIIe République.