Selon les termes d'une ancienne oraison
populaire, Hubert, prince d'Aquitaine à l'époque
de l’empire franc, délaissait le chemin de la foi
chrétienne pour les sentiers de la chasse
lorsqu'il eut un jour une apparition : il
vit Jésus crucifié entre les bois d'un cerf.
Cette vision le détermina à se convertir et à
s'engager dans la voie du sacerdoce. Ainsi
commence la célèbre légende du premier évêque de
Liège, patron des chasseurs, un des saints les
plus populaires du calendrier catholique.
Saint Hubert
est né en Aquitaine, au VIIème siècle. Son père
s’appelait Bertrand et aurait été duc d’Aquitaine
et descendant de Clotaire Ier. Hubert vécut très
librement à la cour, s’adonnant à sa
passion : la chasse. Vers 682, il épousa
Floribanne, fille du roi Dagobert, comte de
Louvain, qui lui donnera un fils Floribert. Les
contemporains relatent qu’il était connu pour ses
« folles joies de sa vie mondaine »,
peu édifiante, jusqu’au jour où la grâce de Dieu
et les conseils de saint Lambert l’entraînèrent
vers la sainteté. Après son veuvage, Hubert
désira devenir un disciple de Saint Lambert,
renonçant à sa carrière militaire et à la
succession de son père en Aquitaine. Hubert
mourut le 30 mai 727 à Tervuren (près de
Bruxelles) et fut enseveli à la collégiale
Saint-Pierre de Liège, ville dont il était
évêque.
Le culte de saint Hubert - chasseur s'était
surtout développé sous l'influence des amateurs
de vénerie, les aristocrates, pour qui la chasse
était l'occasion de faire valoir leurs vertus :
la bravoure, l'intrépidité, la virtuosité dans le
maniement des armes. La chasse jouait donc un
rôle important dans la culture aristocratique, ce
qui explique la place de premier plan occupée par
saint Hubert, patron de la vénerie, dans les
dévotions de la noblesse. Très tôt, saint Hubert
devint le guérisseur de la rage, terrible maladie
transmise surtout par les
chiens.