Portail des ateliers Lorin, 46 rue de la Tannerie à Chartres, monument historique depuis 1999
Anatole Marquet de Vasselot, Portrait de Nicolas Lorin en 1888, modèle pour un médaillon, relief en terre cuite H. 0.545 ; L. 0.45 ; P. 0.023 musée d'Orsay, Paris, France ©photo musée d'Orsay / rmn
Nicolas Lorin, Baptême du Christ, vers 1873, Sainte-Anne d’Amiens.
Atelier Lorin, Saint-Saturnin, 1894, classé monument historique, Saint-Aignan de Chartres.
Atelier Lorin, Saint-Etienne Diacre, vers 1892, Saint-Denis de Toury.
Dessin préparatoire de Charles Crauk pour le vitrail exposé avec Charles Lorin en 1894.
Vitrail exposé en 1894 à l’Exposition des Arts appliqués à l’Industrie.
Vitrail représentant Marguerite-Marie Alacoque, Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes. Signature : LORIN, 1910. Notre-Dame-du-Rosaire, Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis.
Vitraux de 1959, représentant: à gauche, Ste-Jeanne de France et Ste-Geneviève; à droite, St-Yves et le Curé d'Ars. Église Saint-Léonard, Fougères, Ille-et-Vilaine, Bretagne.
Gérard Hermet et Mireille Juteau, d'après les cartons d’Alfred Manessier, 1974. Saint-Bénigne de Pontarlier, Bourgogne.
Charles Lorin, « Sacrifice of Melchisedech », 1912-1914 New York, Église Saint-Jean- Baptiste, New York, USA.
Atelier Lorin, vitraux de la Chapelle de la Cathédrale Notre-Dame de Saïgon, Hô-Chi-Minh-Ville, Vietnam

L’atelier Lorin est une remarquable manufacture de vitraux active depuis 1869 à Chartres, dont les locaux du XIXe siècles aux larges baies vitrées sont inscrits aux Monuments Historiques. L’excellente qualité de ses productions et leur force esthétique ont rapidement propulsé l’atelier Lorin au devant de la scène nationale et internationale. Un nombre impressionnant d’églises françaises sont dotées de vitraux Lorin, ce qui fait de cette maison l’une des principales et emblématiques manufactures où se perpétue de nos jours encore l’art du vitrail.


Nicolas Lorin (1833-1882), remarqué dès ses débuts à la manufacture de Le Mesni-Saint-Firmin vers 1863-1864, fonde son propre atelier en 1869. Il réalise alors vingt-trois vitraux pour l’Église Sainte-Anne d’Amiens, sur les cartons de Charles Crauk. Aux alentours de 1870, le peintre néoclassique Charles Crauk, artiste renommé, est son principal associé, mais l’atelier travaillera régulièrement avec d’autres talentueux artistes pour veiller à la qualité des compositions : Lionel Noël Royer (élève de Cabanel et Bouguereau), Queynoux M.P., Michaut, Martin, Julian, Revel, Léon, Dubois, Sauvé.  
En 1880, l’atelier Lorin est déjà une grande manufacture, comprenant 53 employés, un atelier à Chartres, un atelier de dessin à Paris, et un magasin de vente à Lille. Le monde de l’art remarque le souci authentique de qualité artisanale de ces vitraux, dans un contexte où l’on déplore la perte des savoir-faire.


A la mort de Nicolas Lorin en 1882, sa veuve Marie Françoise Dian dirige l’atelier jusqu’à ce que leur fils, Charles Lorin (1866-1940), le reprenne en 1898. Au bas de fabuleux vitraux elle signe parfois « veuve Lorin », comme celui de Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis (Ile-de-France) en 1887, ou alors simplement « Maison Lorin ».
L’atelier a produit d’exceptionnels vitraux durant ces années, comme ceux de l’Église Saint-Aignan de Chartres (entre 1887 et 1891), classés Monuments Historiques. Dans l’enthousiasme que suscite cet artisanat, certaines églises se doteront de larges séries de vitraux Lorin, comme les vingt-et-uns de Saint-Denis de Toury (Loire, 1890-1899),  et les quarante-cinq de Saint-Aubin d’Houlgate (Normandie, 1882-1897).


Très présents dans les expositions de la fin du XIXe siècle, l’atelier devenu célèbre est retenu pour la décoration du Palais des Machines, construction éphémère de l’ Exposition Universelle de 1889 . Il conçoit pour cet événement un vitrail représentant le char du Soleil. Puis, à l’Exposition des Arts appliqués à l’Industrie en mai 1894, Charles Lorin et Charles Crauk s’associent pour rendre un puissant hommage aux soldats tombés en 1870 dans le conflit avec la Prusse.


Charles Lorin réalisera des œuvres dans la droite ligne de son père, comme en témoignent les délicates grisailles et vives couleurs des vitraux de Notre-Dame-du-Rosaire à Saint-Ouen (Ile-de-France), réalisés autour de 1910. Son fils, François Lorin (1900-1973), prend le relais à son tour de ce précieux savoir-faire familial, en l’adaptant aux goûts du XXe siècle. L’église Saint-Léonard de Fougères (Bretagne) détient quatre vitraux signés de lui en 1959. De même, les successeurs Hermet et Juteau, actuels propriétaires de l’atelier depuis 1973, ont su répondre à de nouvelles demandes, avec par exemple les seize vitraux de Saint-Bénigne de Pontarlier (Bourgogne). Datés de 1974-1975, ils passent délibérément à l’abstraction avec les cartons d’Alfred Manessier, maître de l’abstraction en France.


Les réalisations de la maison Lorin depuis sa création ont ainsi inscrit profondément la production dans une tradition d’excellence artisanale et esthétique. La réputation de cet atelier lui a permis de réaliser des vitraux dans le monde entier, à Jérusalem, New-York, Vienne ou encore Saïgon.


Bibliographie

Laurence de Finance Un patrimoine de lumière 1830−2000. Verrières des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne. Éditions du patrimoine (Centre des monuments nationaux), Paris 2003.

Base Mérimée, Ministère de la Culture et de la Communication : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA28000006, page consultée le 07/12/2016.

Site du centre international du vitrail : http://www.visiter-chartres.fr/fr/chartres-sorties-culturelles-groupes-adultes/latelier-lorin/ , page consultée le 07/12/2016.

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