Vitrail du 19e siècle provenant d'une chapelle à Bordeaux, signé Mauméjan. Représentant trois figures religieuses hieratiques placées sur des piédestaux, chacun représenté sur un panneau de vitrail séparé. Au centre, on reconnaît Jésus tenant la Bible ouverte et faisant le signe de bénédiction ; à sa gauche, Marie le regarde ; à sa droite, Saint Jean-Baptiste, vêtu de sa peau de bête, porte une croix de bois sur laquelle s’enroule une bannière aux mots ECCE HOMO, et montre Jésus du doigt. Au dessus, trois petites rosaces : deux figurent des visages d'angelot, l'un aux ailes colorées – les unes vertes et les autres rouges. Au dessus, la troisième rosette porte les armoiries de l'évêché. Les couleurs du verre sont particulièrement vives et les visages sont dessinés en détail. Nous avons pu conserver les vitraux mais les remplages en pierre n'ont pu être récupérés. Ce vitrail fait partie du décor complet de la chapelle voir: 1028,1029, 1030,1031,1034.
LES MAUMEJAN UNE DYNASTIE DE MAITRES VERRIERS.
Le grand art du vitrail ressuscite à partir du XIXe. En effet, après la décadence du XVIIe siècle et l’arrêt des fours, le vitrail aurait pu disparaître. Plusieurs maîtres verriers – Chenavard, Alaux, …- l’ont fait revivre dès 1850.
Jules-Pierre Mauméjan, natif de Pau et patriarche de la famille, crée en 1867 un atelier de vitraux et de mosaïques.
Ses trois fils, Joseph, Henri et Charles reprennent et agrandissent l’entreprise.
Les ateliers étaient installés à Hendaye et le siège social était à Paris, rue Bezout.
L’entreprise Mauméjan est présente dans toutes les grandes expositions tant en France, qu’en Europe. Elle accumule les distinctions et les prix notamment aux Expositions universelles.
Beaucoup de réalisations de la firme Mauméjan se retrouvent dans des églises ou des bâtiments civils classés, bien que beaucoup aient été détruits lors des guerres et des réaménagements urbanistiques.
| Largeur | Hauteur | |
|---|---|---|
| 220cm | 600cm |
Bon état général. Une restauration générale des plombs est prévue. Malheureusement nous n'avons pas pu récupérer les remplages en pierre qui encadraient l'ensemble.
Stockage hors de Paris
1852, Bordeaux