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Victor Paillard, bronzier et sculpteur, est né dans l'Eure le 23 Brumaire, an XIV (1805). A 11 ans, il entre sous la protection d’un peintre espagnol, le Comte de Guzman. Ce dernier l’emmène avec lui à Paris afin qu’il l’aide dans la préparation des couleurs. En 1828, Victor Paillard entre chez Jean-François Denière , bronzier et ciseleur. C’est avec lui qu’il pourra faire l’apprentissage de ce métier, tout en suivant les cours du soir de Chenavard et du ciseleur Martinot. En 1835, Paillard fonde sa propre maison de bronzes d’art et d’ameublement au 3 rue de la Perle. Il réalise tout d’abord des petits bronzes (presse-papier, serre-papiers…) puis étend sa fabrication aux pendules, groupes, statuettes, lampes, lustres et candélabres vers 1836 lorsqu‘il entre à la Réunion des Fabricants. Il expose pour la première fois à l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1839 où il présente deux grands  candélabres, une pendule avec la figure de la Vierge au chardonneret et une petite pendule aux cariatides en or moulu, ces derniers d’après un modèle de Feuchère. Le Jury lui attribue alors une médaille d’argent tout comme à l’exposition de 1844. A cette occasion, la critique encense Victor Paillard : « Le bon goût, le respect pour l’œuvre du maître sculpteur, la parfaite exécution, font de Victor Paillard un fabricant remarquable et un artiste de mérite ». En effet, Victor Paillard est un véritable artiste puisqu’il est l’auteur de bon nombre de modèles, dont beaucoup représentent de jeunes enfants et des amours qu’il exécute ensuite en bronze. Sa renommée sera telle qu’il sera nommé Président de la Réunion des Fabricants de bronze.

A l’exposition de 1849, il décroche la médaille d’or. Pour l’ Exposition Universelle de 1851 à Londres, il dirige la fonte de la statue colossale de la Reine Victoria assise, exécutée en bronze et en zinc d’après Dantan le Jeune. Par la suite, sa production prend un nouveau tournant : il est à la tête de deux cents ouvriers et commence à éditer plus de quatre cents modèles. En 1855, il est nommé membre du Jury de l’ Exposition Universelle de 1855 qui a lieu à Paris. Sa renommée dépasse alors les frontières puisqu’il est appelé en Belgique, en Autriche et surtout en Russie où il travaille pour le baron Alexander von Stieglitz. Il reçut également plusieurs commandes officielles, notamment pour la décoration du palais des Affaires étrangères au Quai d’Orsay : il réalise l’horloge, les bronzes de la cheminée et les quatre lustres à chimères et groupes d’enfants du Salon de l’Horloge, le grand lustre de style Renaissance avec enfants et arabesques dans le Salon du Congrès et de nombreuses autres créations. La critique l'encense encore : « Ce qui distingue entre toutes la fabrication de M. Victor Paillard, c’est l’harmonie singulièrement remarquable de chacune des parties dont se compose une pièce entière. Outre que ses modèles sont toujours d’un choix excellent et d’un goût pur, la ciselure en est très-fine, confiée qu’elle est à des artistes sculpteurs et ciseleurs tels que MM. Hayet, Moreau, Fanière, Sauvageot, Combettes ; la monture y est très-soignée, l’ornementation irréprochable. M. Paillard est lui-même son ornemaniste le plus sûr et son meilleur ouvrier. Il n’est pas de ces fabricants qui, n’ayant jamais manié un crayon de leur vie, n’hésitent pas à signer des œuvres qui leur sont complètement étrangères, il met en lumière ses coopérateurs, mais il les veut dévoués et consciencieux comme lui-même ».


En 1868, il s’associe avec Louis-Alexandre-Adolphe Romain. Ils exposent ensemble à l’Exposition Universelle de Vienne sous le nom de « Paillard et Romain ». Paillard se retire des affaires quelques temps après et laisse la Maison à Romain qui ne parvient pas à maintenir l’activité et ferme en 1879. Victor Paillard meurt en 1886 à Paris après avoir été Maire du IIIè arrondissement de Paris.

Salon de l'Horloge du Ministère des Affaires étrangères. Les bronzes de la cheminée et l'horloge sont de Victor Paillard.
Victor Paillard, Candélabre exposé à l'Exposition de Dublin en 1853.