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Style Art Nouveau / Ref.14039

Paul-Louis BRINDEAU DE JARNY (1858 -1939) : Lustre aux feuilles de platane

Dimensions
Largeur : 95cm
Hauteur: 25cm

Époque et provenance:
Paris. Vers 1904.
Signé : « Paul Brindeau »

Statut:
Cuivre

Expositions : 1er Salon des Artistes Décorateurs, 1904, n° 33.
Bibliographie : Société des Artistes Décorateurs, 1ère Exposition d’Art Décoratif, Catalogue illustré, p. 61, n° 33. Riotor Léon, « Les objets d’art au Salon des Artistes Décorateurs », in L’art Décoratif, 1er semestre 1904, reproduit p. 104. Album Maciet, Eclairage, lustres et suspensions, XIXè siècle, Pays divers A-Z, Bibliothèque des Arts Décoratifs, Cote : MACIET 254/6, reproduit n. p. Duncan Alastair, The Paris Salons, 1895-1914, Volume V : Objets d’art & Metalware, reproduit p. 149.
Ce grand lustre de forme carrée figure des feuillages de platane garnis de chatons. Chaque feuille de platane est représentée d’une manière tout à fait réaliste, ce qui est particulièrement malaisé à réaliser dans ce matériau qu’est le cuivre. Le travail ici s’apparente plus à de la sculpture et de la ciselure qu’à de la ferronnerie, ce qui prouve les grandes qualités artistiques de Paul Brindeau de Jarny. Quatre baguettes de cuivre supportent les branchages et les ampoules, placées aux extrémités. Une cinquième ampoule est placée au centre du lustre. À l’origine, ce luminaire, déjà adapté à l’électricité, comportait onze ampoules, allant deux par deux aux extrémités des baguettes et par trois au centre. Ce lustre a été légèrement modifié par rapport à son aspect d’origine, probablement afin d’être adapté à l’électricité moderne.

PAUL- LOUIS BRINDEAU DE JARNY(1858 -1939)
La présence de la signature de Paul Brindeau de Jarny, sur une feuille de platane, nous permets d'attribuer la réalisation de ce lustre. Né à Champs-sur-Marne en 1858, il fut largement renommé en France et à l’étranger durant sa vie. Bijoutier, décorateur et surtout ferronnier d’art, il vécut à Paris, où on lui connaît différentes adresses tout au long de sa carrière (13 boulevard Beaumarchais, Paris 4è en 1901, 3, rue Mont-Louis, Paris 13è en 1902). À l’Exposition Universelle de 1900, un ensemble de ses créations est acheté par le Musée des Arts et Métiers de Zurich, ce qui prouve son succès. Dans La Revue des Arts Décoratifs de Janvier 1902, Léon Riotor écrit à son sujet : « Paul-Louis Brindeau pratique un art simple, mais élégant de lignes, et d’heureuse expression. Un petit marteau, un étau, des ciseaux, du fil, des baguettes et des feuilles de cuivre léger, et de ses mains jaillissent des appliques, entrées de serrure, patères, pentures, poignées de porte, boucles, boutons, rosaces de merveilleux effet. C’est une sorte de bijouterie du mobilier, à vil métal, sans pierreries ni émaux, mais c’est de la bijouterie avec des formes particulièrement appropriées à son usage. (…) Mais Brindeau s’est écarté d’une main d’œuvre trop ardue, qui nécessitait des ouvriers spéciaux, et il s’est dit que l’artiste devait produire lui-même, par ses doigts, sans aucune aide. (…) Il s’est refusé à être un chef d’équipe éditant à de nombreux exemplaires l’œuvre esquissée sur le papier ». On voit bien là en quoi Brindeau de Jarny était différent des autres ferronniers de son époque : il travaillait seul, ce qui était plutôt rare dans un métier réputé difficile.


Ce lustre fut présenté au premier Salon des Artistes Décorateurs, en 1904 : « En ce premier Salon règnent les métaux ouvrés. Que dire de Paul Brindeau, artiste à la facture puissante et simple, toute de ses mains ? « Pour faire œuvre d’artiste, il faut exécuter son œuvre ». Sa lampe cyclamen, son lustre plafonnier en feuillages de platanes sont de véritables tentatives. Ses coupe-papier, poignées de meubles, patères, pentures, entrées de serrure, il faudrait tout citer » (Riotor Léon, « Les objets d’art au Salon des Artistes Décorateurs », in L’art Décoratif, 1er semestre 1904, p. 101-102).


À l’Exposition du fer forgé, du cuivre et de l’étain de 1905 au Musée Galliera, Brindeau présente une frise de platane en cuivre, d’une facture extrêmement proche du lustre que nous vous présentons ici. Il sera présent dans de nombreuses expositions d’art décoratif, notamment au début du XXè siècle : en 1908, il présente des agrafes et des boucles de ceinture au Musée Galliera. Il est également présent aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1901 à 1911. À l’exposition de Nancy en 1909, il expose dans la section Arts Décoratifs. À cette occasion, une penture en cuivre forgé est acquise pour le Musée de Nancy. Il est également présent aux différents Salons d’Automne à Paris. Il exposera au Salon des Artistes Décorateurs de 1914, 1919, 1920, 1924 et 1932, ce qui semble être la dernière date où il expose, avant de décéder, à Paris, en 1939.

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