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Edouard LIEVRE (1828-1886) - Table de milieu aux masques fantastiques

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Edouard LIEVRE (1828-1886) - Table de milieu aux masques fantastiques

Cette table de milieu fut conçue vers 1878 par Édouard Lièvre. Figure prédominante du japonisme en France, Édouard Lièvre connut deux vies professionnelles successives : d’abord en tant qu’illustrateur puis en tant qu’ornemaniste et ébéniste, période durant laquelle il réalisa de nombreux meubles dans un goût néo-Renaissance florentine ainsi que dans le style japonisant. Issu d’une famille modeste de l’Est de la France, il commença à travailler très tôt dans une imprimerie lithographique nancéenne avant de dessiner des objets décoratifs pour une fonderie de la Meuse. Il s’installa ensuite à Paris, où il fréquenta l’atelier du peintre, graveur et lithographe Théodore Valerio. Après un voyage à Bruxelles en 1847, il entre dans l’atelier de Thomas Couture, peintre académique par excellence et dont il réalisera, à l’aquarelle, une copie des Romains de la décadence, remarquée par le critique Paul Mantz lors du Salon de 1847. Suite au don au musée du Louvre de la collection Charles Sauvageot, il fut chargé de publier une sélection d’œuvres : les deux volumes parurent en 1863 sous le titre Musée impérial du Louvre : Collection Sauvageot dessinée et gravée à l’eau-forte par Édouard Lièvre1. Il entreprit ensuite Les Collections célèbres d’œuvres d’art dessinées et gravées d’après les originaux par Édouard Lièvre2, qui parut en 1866. En 1870, Alfred Darcel, conservateur des objets d’art du Louvre, rédigeait l’introduction de son nouvel ouvrage : Les Arts décoratifs à toutes les époques3. Toujours Vers 1870, Édouard Lièvre travaille pour différents amateurs ainsi que pour des maisons éditrices d’œuvres d’art pour lesquelles il réalise des dessins d’art décoratif. Après sa mort, les deux ventes (en 1887 et 1890) au cours desquelles son patrimoine fut dispersé connurent un succès retentissant, notamment grâce à la presse. Cette très belle table de milieu illustre parfaitement toute la maîtrise de l’artiste ainsi que son goût pour les matériaux luxueux. Il choisit pour cette pièce le palissandre, bois exotique rare et précieux, dont la couleur sombre rehausse l’éclat des ornements en bronze doré. Ses tons chauds et son veinage pourpre apportent de la noblesse et du caractère à la pièce. La forme très incurvées des pieds sont contrebalancées par le caractère rectiligne de l’entretoise dite « en H » et de la ceinture, mêlant ainsi grâce et sobriété. Le soin apporté aux détails est caractéristique de la production d’Édouard Lièvre qui semble « broder » le bois en réalisant des motifs ajourés d’une précision extrême. Ceux qui soulignent la ceinture de notre table sont d’une grande finesse d’exécution et sont intégrés dans des cartouches évoquant le vocabulaire ornemental de l’architecture orientale. Ils assurent la transition entre les différentes parties du meuble en s’insérant dans la ceinture par le biais d’une élégante fleur stylisée tout en se prolongeant dans les coins incurvés formés par les pieds. Ces décors ajourés sont composés d’arabesques, de volutes et d’éléments végétaux stylisés. Ils sont tout à fait représentatifs de l’aspect syncrétique des œuvres de Lièvre qui mêle différentes sources d’inspiration occidentales et orientales. Il est possible d’observer le même type de motifs dans les œuvres de Gabriel Viardot, autre figure prédominante du japonisme en France, qui orne ses meubles d’une « dentelle » de bois sculpté réalisée dans le même esprit malgré quelques différences formelles (dont un aspect plus géométrique). La ceinture de notre table comporte, dans sa partie ajourée, un symbole évoquant l’idéogramme shou, synonyme de longévité, que l’on remarque également sur une jardinière réalisée par Édouard Lièvre pour l’atelier de Barbedienne, témoin du goût de l’époque pour un Orient fantasmé et reconstitué par le biais d’éléments composites adaptés à la tendance et à la culture occidentales. Le haut des pieds est orné de masques fantastiques qui font la spécificité de ce meuble dont un exemplaire identique est conservé au musée d’Orsay. Ils représentent une créature qui pourrait être rapprochée d’un lion ou d’un dragon oriental formant une chute ornée de rinceaux végétaux et recouvrant la courbe du pied. Les mêmes ornements sont présents sur les sabots en bronzes dorés. Des cartouches de bronze doré et ajourés sont insérés, à intervalles réguliers, dans la barre centrale de l’entretoise. Cette dernière est ornée, en son centre, d’une boule en bronze dorée, évidée et à motif de rinceaux végétaux. Tous ces éléments en bronze sont dans leur état originel, couverts d’un vieil or et non redorés. La liaison entre la barre centrale de l’entretoise et ses côtés est assurée par des ornements de bois sculpté en forme de « C » qui démontrent, une fois de plus, le soin que l’artiste apporte à ses compositions. Une belle plaque de marbre est enchâssée dans le plateau de notre table et cernée d’une bordure moulurée en palissandre. Il s’agit de marbre « Brocatelle » qui tire son appellation d'un tissu dont le nom provient de l'italien broccato (« brocher »), technique de création d'étoffe par le procédé du « brochage ». L'abondance de motifs se retrouve sur ce marbre au veinage tourbillonnant sur l'ensemble de sa surface. Particulièrement fragile et difficile à travailler, il reste néanmoins très prisé pour sa valeur décorative. Il s’agit plus précisément de « Brocatelle d’Espagne » en raison de son lieu d’extraction qui se trouve dans les Pyrénées. La qualité et les belles tonalités de ce marbre coquillier (rose pâle jaspé de jaune, de blanc et de gris) contribuent à faire de cette table un chef d’œuvre de l’artiste. A ce jour, nous ne connaissons que cinq exemplaires de cette pièce et chacun d’entre eux possède un plateau de marbre différent. Celle conservée au musée d’Orsay et évoquée précédemment comporte une plaque de marbre Brèche Violette. Les autres exemplaires répertoriés (parfaitement identiques, à l’exception de la plaque de marbre) sont conservés dans des collections particulières et présentent d’autres types de marbre tels que le Campan rubané et le Sarrancolin. L’inventaire après décès d’Édouard Lièvre fait mention de l’une de ces tables comportant une plaque de Brèche d’Alep enchâssée dans le plateau : 1Musée impérial du Louvre : Collection Sauvageot dessinée et gravée à l’eau-forte par Édouard Lièvre, accompagnée d’un texte historique et descriptif par A. Sauzay, 2 vol. Paris : Noblet et Baudry, 1863. Dédié par Lièvre au Comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées impériaux, l’ouvrage de 120 planches est accompagné de commentaires du conservateur adjoint des collections du Moyen-Âge et de la Renaissance du Louvre (A. Sauzay). 2Les Collections célèbres d’œuvres d’art dessinées et gravées d’après les originaux par Édouard Lièvre, textes historiques et descriptifs par MM. F. de Saulcy, Adrien de Longpérier etc., 2 vol., Paris : Goupil & Cie, 1866-1869. 3Édouard Lièvre, Les Arts décoratifs à toutes les époques, 2 vol., Paris : Morel, 1870.

Dimensions
Largeur : 122 cm
Hauteur: 76 cm
Profondeur : 82 cm

L'ESCALIER DE CRISTAL, Vase formant pendule à la monture au dragon, après 1885

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L'ESCALIER DE CRISTAL, Vase formant pendule à la monture au dragon, après 1885

Ce vase-pendule en bronze d’une grande originalité fut exécuté pour l’Escalier de Cristal à la fin du xixe siècle. Le mouvement est signé « Japy Frères et Cie ». Fondé vers 1808 par la veuve Désarnaud, cette célèbre maison fut reprise par les frères Georges et Henri Pannier à la fin du xixe siècle. Ces derniers la firent participer activement à la diffusion de la vogue du japonisme, dont cette œuvre est un beau témoignage, tout en conservant la grande qualité qui faisait la réputation du magasin. Le décor de l’objet, d’une grande qualité de facture, s’inspire de l’iconographie japonaise et tourne autour du thème du dragon. La pendule adopte la forme d’une potiche reposant sur une monture en bronze doré en forme de dragon menaçant à l’avant, et de nuages de fumée à l’arrière. La panse est ornée de motifs en bas-relief rappelant les panneaux japonais de l’époque Meiji. Est représenté un guerrier asiatique s’apprêtant à combattre un dragon. En partie supérieure, un cadran polylobé adossé à un motif lui faisant écho présente des chiffres inscrits en calligraphie japonaise, ainsi que deux aiguilles formant un dragon dont la forme ne cesse d’évoluer selon les heures. L’ensemble est couronné d’un chien de Fô s’étirant sur ses pattes avant. La qualité d’exécution et de la ciselure du piétement témoignent de la maîtrise du bronzier qui créa l’objet. Le vase-pendule figure dans un des carnets d’Henry Pannier sous la désignation « Vase cristal monture dragon formant pendule ». Le croquis témoigne de l’incontestable ressemblance de notre œuvre avec celle-ci. Le carnet indique en outre que seuls deux exemplaires de vase furent vendus : l’un, en cristal, et l’autre en bronze.

Dimensions
Largeur : 31 cm
Hauteur: 56 cm
Profondeur : 26 cm