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B&Cie (porcelaine), Charles POYARD (estampeur), Félix FLICK (peintre), Plat d’ornement au portrait d’une Berbère dans son cadre en bois, 1878

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B&Cie (porcelaine), Charles POYARD (estampeur), Félix FLICK (peintre), Plat d’ornement au portrait d’une Berbère dans son cadre en bois, 1878

Ce plat en faïence fut exécuté par la manufacture B&Cie à Montereau, tandis que son décor fut conçu et peint par Félix Flick ; l’estampeur Charles Poyard participa probablement à l’émaillage. Ce beau portait représente une femme berbère en buste, de face ; elle ne regarde pas le spectateur, ajoutant au mystère qui se dégage d’elle. Les traits de la femme et sa peau claire pourraient appartenir à une européenne, come souvent à cette époque, mais les accessoires en font une berbère : son front est cintré d’un diadème aux multiples pendeloques dorées, maintenant un voile blanc couvrant sa chevelure ; ses boucles d’oreilles reprennent le motif des pendeloques, tout comme son collier, également agrémenté de croissants de lune. La robe de l’Orientale, d’un bleu profond faisant écho à la couleur du fond du portrait, est couverte d’un drapé blanc et or brillant. Le plat s’inscrit dans un cadre en bois dont l’ornementation vient compléter et enrichir celle du plat : les volutes qui y sont gravées en bas-relief, s’achèvent autour de palmettes ; les quatre coins sont occupés par des fleurs aux pétales et au cœur rehaussés d’or, tandis que la forme circulaire du plat est soulignée par un cercle partiellement doré. Le plat est signé de ses deux créateurs dans le décor ainsi qu’au revers, où il est également daté, et où il porte la marque en creux portant la mention en cours à la Manufacture Creil et Montereau entre 1876 et 1884. Le peintre messin Félix Flick (1852-?) exposa aux Salons parisiens entre 1876 et 1882. Il peignit majoritairement sur faïence, des sujets historiques ou orientaux dans le style de notre plat. La faïencerie de Montereau fut fondée en 1749 par Etienne François Mazois. Elle se rapprocha de la faïencerie de Creil en 1840, donnant lieu à l’estampille « Creil et Montereau » et à la réception de nombreux prix et médailles. En 1895, à la suite d’un incendie, seul le site de Montereau resta actif. En 1920, le groupe fut racheté par la manufacture de Choisy-le-Roi, avant de fermer ses portes en 1955. Le nom de Charles Poyard, méconnu, est principalement connu relié au terme d’« estampeur », grâce à deux jetons publicitaires conservés au musée Carnavalet. La collaboration de Flick avec Charles Poyard donna lieu à plusieurs portraits orientalistes ou historicistes dans le genre de celui qui nous occupe. L’un d’eux, également daté de 1878, est passé en vente chez Artcurial en 2016. Il prend pour modèle un homme enturbanné, les yeux levés, dont le portrait s’inscrit dans une bordure jaune ornée de motifs abstraits orientalisants.

Dimensions
Largeur : 104 cm
Hauteur: 101 cm

BALLEROY & Cie (porcelaine), Joseph Albert PONSIN (peintre), Paire de plats d’ornement ornés des portraits d’un Assyrien et d’une Assyrienne, 1876 ?

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BALLEROY & Cie (porcelaine), Joseph Albert PONSIN (peintre), Paire de plats d’ornement ornés des portraits d’un Assyrien et d’une Assyrienne, 1876 ?

Cette paire de plats d’ornement en porcelaine fut exécutée par la société Balleroy & Cie à Limoges et décorée par Joseph Albert Ponsin, probablement en 1876. Les deux plats portent la marque de la société Balleroy et Cie. En 1900, les frères Antoine et Henri Balleroy achetèrent une manufacture à Limoges ; leur association, quatre ans plus tard, avec Léon Mandavy et Paul Grenouillet de Mavaleix, donna naissance à la raison sociale « Balleroy et Cie ». Les frères Balleroy continuèrent à développer leur activité seuls à partie de 1908, puis Henri seul reprit la direction de l’entreprise à partir de 1929, jusqu’à la fermeture de ses portes en 1937. Les œuvres sont signées par Joseph Albert Ponsin (1842-1899), un comédien et auteur de chansons qui devint un peintre-verrier parmi les plus renommés à la fin du xixe siècle. Médaillé de bronze à l’Exposition Universelle de 1889, il conçut pour l’Exposition Universelle de 1900 un « palais lumineux » constitué de plusieurs milliers de pièces en verre moulé. L’utilisation de la porcelaine comme support semble exceptionnelle dans son œuvre. Les décors des deux plats se répondent, tant d’un point de vue chromatique que dans le choix et la posture des personnages. Le profil de l’homme semble sévère, en dépit de ses lèvres, relevées dans un sourire. À ses longs cheveux répond une barbe tout aussi fournie. Il porte une boucle d’oreille et sa tunique somptueuse mêle l’or et le vert. La figure féminine se détache quant à elle sur un fond bleu. Sa parure est éminemment orientale : sa robe est bordée d’or ; ses longs cheveux noirs sont coiffés d’un voile retenu sur les côtés par deux serpents et par une large bande dorée. Devant elle, un oiseau blanc au long bec jaune enroule son long cou autour de l’une de ses ailes. Sous la signature de l’artiste, l’inscription « 1[8 ?]76 » permet de dater la réalisation des œuvres. Le portrait de l’homme peut être rapproché du Plat à décor assyrien de Théodore Deck et Albert Anker conservé au musée d’Orsay. Anker et Ponsin puisèrent sans doute à la même source d’inspiration, à savoir la publication de sir Henry Layard, The Monuments of Niniveh from Drawings Made on the Spot illustrated in 100 Plates (Londres, 1849). Chez Ponsin, le profil de l’homme est très proche de ceux représentés dans cet ouvrage, quoiqu’il prît davantage de libertés qu’Anker quant au choix du couvre-chef de son personnage.

Dimensions
Hauteur: 5 cm

ÉDOUARD LIÈVRE (1829 – 1886), PAUL SORMANI (1817 – 1866) – Buffet d’apparat et desserte néo-Renaissance

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ÉDOUARD LIÈVRE (1829 – 1886), PAUL SORMANI (1817 – 1866) – Buffet d’apparat et desserte néo-Renaissance

Cet exceptionnel ensemble mobilier néo-Renaissance dessiné par Édouard Lièvre a été réalisé par Paul Sormani, ébéniste italien de grand renom installé à Paris. Rehaussé de bronzes dorés, d’inserts en marbre et de plaques d’émail, ce buffet d’apparat et cette desserte sont d’un extrême raffinement et d’une grande érudition. Les pièces sont signées des initiales « EL » et portent la plaque de l’atelier Sormani. Après la mort de l’ébéniste, l’entreprise prend le nom « Veuve Sormani et Fils » dont les meubles portent la signature à partir des années 1877-1880. Signé « Paul Sormani », notre ensemble serait donc antérieur aux années 1877. La desserte repose sur deux colonnes corinthiennes baguées et cannelées. Une série de tiroirs encadre une plaque de marbre vert de mer. L’imposant plateau est en marbre et le dosseret mouluré présente des inserts en bronze doré. Le succès de la peinture troubadour et des sujets romantiques explique certainement le choix des personnages pour les médaillons en bronze doré figurant les profils de Charles VII et sa maîtresse Agnès Sorel. Les médaillons sont encadrés d’appliques en bronze décorés de rinceaux en candélabres. Au centre de la composition, un losange déploie ses rinceaux de bronze dorés. Le buffet d’apparat est lui aussi chargé de références à l’art de la Renaissance et richement décoré. Le registre inférieur est organisé autour de trois niches centrales en plein-cintre composées de rares colonnettes renflées ; les écoinçons sont ornés d’inserts en marbre vert de mer. Les battants présentent deux superbes médaillons en bronze doré figurant les profils d’Henri IV et de son amante Gabrielle d’Estrée : l’époque Renaissance et le thème de l’amour passionnel sont ici encore mythifiés et érigés en modèles romantiques. Les pilastres présentent des motifs de diamants en marbre, typique du vocabulaire ornemental du XVIe siècle. Édouard Lièvre réunit différents médiums artistiques en insérant des plaques décoratives émaillées aux battants du registre supérieur. Celles-ci sont directement inspirées des bas reliefs de la fontaine des Innocents réalisés en 1548 par Jean Goujon, célèbre sculpteur à la cour de Henri II. Elles sont flanquées d’appliques en bronze doré au vocabulaire renaissant (feston, mascaron, rinceaux, volutes). Le registre supérieur est organisé autour de deux niches en plein-cintre composées de colonnettes corinthiennes cannelées et baguées. Les ressauts de la corniche présentent une frise de vagues grecques, des plaques de marbre vert de mer. L’ensemble est couronné de blasons soutenus par des feuilles d’acanthe en bronze doré. Le buffet et sa desserte sont de très beaux exemples du talent d’Édouard Lièvre pour la réinterprétation de styles anciens à l’aide de techniques modernes (galvanoplastie) et ses collaborations avec les plus grands ébénistes de la période. Autant qu’il témoigne de la vogue du style néo-Renaissance en France au cours du XIXe siècle, cet ensemble démontre une fois de plus le souci archéologique et l’immense érudition de son concepteur qui a su trouver son inspiration dans les rues de Paris et les musées de la capitale. Dans un style similaire, Lièvre réalise plusieurs cabinets néo-Renaissance dont certains sont agrémentés de plaques d’émail décoratives. Le cabinet à double corps inv. 37937 du Musée des Arts Décoratifs partage ce goût pour la plaque décorative et les mêmes rinceaux en candélabre. Par ailleurs, le catalogue de la dispersion de la succession Édouard Lièvre en 1887 indique près d’une quinzaine de meubles néo-Renaissance, ce qui signale la prégnance de ce style chez un artiste davantage connu pour ses réalisations japonisantes.

Dimensions
Largeur : 230 cm
Hauteur: 262 cm
Profondeur : 66 cm