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Style Louis XV / Ref.10688

François LINKE (1855-1946) et Léon MESSAGÉ (1842-1901) (Att. à) - « La Source », Encrier de l’Exposition Universelle de Paris 1900

Dimensions
Largeur : 36cm
Hauteur: 25cm
Profondeur : 25cm

Époque et provenance:
Paris. Modèle créé pour l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, exposé à nouveau à l’Exposition de 1905 à Liège.

Statut:
En excellent état.

Ce modèle d’encrier en bronze doré , monté d’un groupe d’ornementation finement sculpté, La Source, a été réalisé par François Linke pour l’Exposition Universelle de 1900. Linke mentionne en effet cet « Encrier exposition » pour l’aménagement consciencieux de son stand. L’objet que nous présentons ici est un rare exemple du modèle fabriqué en 1900, dont seulement sept tirages sont recensés aujourd’hui. Ainsi, la possibilité qu’il s’agisse d’un huitième encrier reste ouverte.

François Linke (1855-1946) reste aujourd’hui très connu pour ses meubles parfois étonnants, et toujours d’un luxe extrême, où bois et bronze doré se mettent réciproquement en valeur. Il a certainement été le fabriquant de meubles français le plus couru de la fin du XIXe siècle jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, révélé lors de l’Exposition de 1900.
Ébéniste d’origine tchèque, Linke arrive à Paris en 1875 et ouvre une boutique sur le faubourg Saint-Antoine en 1881, qui recevra la visite de plusieurs souverains et personnalités du monde entier : le Roi de Suède, le Roi des Belges, la riche héritière américaine Anna Gould, le Prince Radziwill. Sa commande la plus spectaculaire fut celle du Roi d’Égypte Fouad I pour le Palais Ras el-Tin à Alexandrie, dont le seul équivalent est à chercher dans les commandes de Louis XIV pour le Château de Versailles .

Spécialiste du style Régence et du style Louis XV , il travaille à partir de 1885 avec le sculpteur Léon Messagé à renouveler ces formes passées pour en tirer un mobilier de son temps. Ils obtiennent ainsi un style original à mi chemin entre le Rococo et l’ Art Nouveau . L’habile sculpteur n’a pas pour habitude de signer ses contributions, très peu d’objets signés de lui sont aujourd’hui connus, tandis que sa collaboration avec Linke est avérée. C’est avec Léon Messagé que se forme un véritable « style Linke », où apparaissent notamment des personnages et sculptures, dont nous avons ici un bel exemple.

Pour la préparation de son stand à l’Exposition Universelle de 1900, François Linke semble avoir réalisé un dessin de son projet d’encrier pour Léon Messagé , que celui-ci a ensuite sensiblement modifié. La Source  représente deux enfants munis de rames, accoudés de part et d’autre d’une jarre d’où jaillit la source. L’eau s’écoule dans un bassin bordé de végétaux, et tombe en cascade sur le devant de l’encrier. La vie  « d’amour et d’eau fraîche » est ici symbolisée par deux enfants, dont les poses évoquent le ravissement amoureux, fontaine de jouvence pour tous les âges. Réciproquement la cascade d’eau désigne métaphoriquement la source de vie, et, s’agissant d’un encrier, on pourrait y voir la source d’inspiration d’un écrivain.

Messagé aura passé quarante heures de à finaliser la sculpture de ce précieux encrier, demandant 10 kg de métal pour sa fonte. Remis au célèbre doreur et bronzier Henri Picard en septembre 1900 pour la dorure finale, il n’était pas tout à fait terminé à l’ouverture de l’Exposition Universelle et ne put y être exposé que quelques semaines avant la fin, en novembre.   Malgré une exposition tardive, l’encrier retient l’attention de Solomon Joel, riche diamantaire de la Belle Époque, qui acquiert une importante partie du stand Linke de l’Exposition Universelle. Joel achète ainsi ce premier exemplaire en 1901 pour l’importante somme de 950 francs, et le succès de cette magnifique pièce est confirmé par la suite. En effet, six autres exemplaires ont été vendus entre 1901 et 1925 à des prix de plus en plus élevés, culminant en 1913 à 14 030 francs pour un acheteur inconnu. Le grand Solomon Joel n’est cependant pas la seule célébrité à avoir acquis l’encrier ; il faut aussi citer Antonio Devoto, important banquier et philanthrope de Buenos Aires, acquéreur en 1913.

L’encrier est exposé une nouvelle fois à l’Exposition Universelle de 1905 qui se tint à Liège, où il apparaît cette fois en photo.

On trouve également La Source comme groupe d’ornementation pour l’entretoise d’une table de François Linke, également exposée à Liège en 1905, et que l’on retrouve dans l’appartement d’Elias Meyer en 1909. Un autre exemplaire de la table fut encore acquis par Antonio Devoto.

En 1900, Paris accueille pour la cinquième fois l'Exposition Universelle, sur le thème « Le bilan d'un siècle ». Dix fois plus étendue que la première Exposition organisée à Paris, en 1855, elle se déroule du 15 avril au 12 novembre et accueille près de 51 millions de visiteurs (la population de la France à cette époque étant de 41 millions). C'est pour cette Exposition que sont construits les Grand et Petit Palais, et que le métropolitain est créé.
83 047 exposants dont 38 253 Français participent à cette Exposition de 1900. L'art industriel de l'époque y est largement représenté, notamment l'industrie du bronze d'art dont cet encrier exécuté par la Maison Linke est un parfait témoignage.

Selon Victor Champier, les bronzes dorés présentés à l'Exposition de 1900 peuvent être divisés en deux catégories : ceux qui sont rattachés par leur forme à la tradition, notamment aux styles des XVIIème et XVIIIème siècles, et ceux qui, en recherchant l'innovation et la modernité, prennent une allure fantaisiste par leurs « silhouettes excentriques et lignes extravagantes ». C'est l'Exposition Universelle de l'avènement de l' Art Nouveau , dit « art moderne ». Le travail de François Linke a précisément été perçu comme une réussite de l’alliance entre les formes passées et l’art « moderne », le Rococo se prêtant parfaitement au lyrisme de la ligne et de la nature.
Sous ses airs Louis XV, le style de cet encrier trahit en effet son appartenance à l’époque 1900, notamment par les réservoirs aux chapeaux fantaisistes, qui peuvent rappeler des nénuphars stylisés, inconnus des vocabulaires passés.

 

 

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